Syndicat national du spectacle musical et de variété

IDATE CONSULTING PRÉSENTE UNE ÉTUDE INÉDITE SUR L’ÉCONOMIE DU LIVE

À l’occasion du Printemps de Bourges 2016, le cabinet IDATE Consulting* a présenté son étude « État des lieux et enjeux du secteur du spectacle vivant musical et de variété »**. Tensions économiques, défis : l’étude établit un diagnostic stratégique du secteur et ouvre des pistes pour l’avenir.

SPECTACLE VIVANT : UN SECTEUR SOUS TENSION

  • Derrière de bons résultats globaux, des difficultés économiques

Si le marché est en croissance, la fréquentation par représentation diminue, avec une baisse annuelle moyenne de 0.5% du nombre moyen d’entrées entre 2008 et 2014. La santé des entreprises se dégrade également, avec un résultat net qui est passé de 1,4% à 0,5% du chiffre d’affaires en 5 ans.

  • Un public plus exigeant

Avec la crise économique, on observe de la part des spectateurs un recentrage sur les « valeurs sûres ». Mais les entreprises du secteur doivent également faire face à des évolutions plus structurelles de la demande de spectacles avec « un consommateur plus averti qui prend le contrôle de sa consommation », « des jeunes consommateurs plus mobiles », et « hors festivals, un vieillissement des spectateurs ».

  • Des entreprises de plus en plus fragiles

Le modèle économique de l’organisation des tournées se dégrade tandis que l’on assiste à une internationalisation de l’environnement concurrentiel des festivals et à une « contraction des ressources publiques».

  • Une filière en pleine mutation

L’organisation de la filière du spectacle évolue avec :

- « la fin de la spécialisation par métier », qui peut s’expliquer par une volonté des acteurs « d’investir aux différents échelons pour diminuer les coûts de transaction et capter une part plus importante de la valeur » ;

- « l’arrivée de grands acteurs », en capacité d’investir à la fois dans la production, l’exploitation de salles et la gestion de la billetterie ;

- « le retrait de la génération des entrepreneurs « historiques » ;

- les transformations entraînées par le numérique (piratage, dématérialisation de la billetterie).

 

SPECTACLE VIVANT : TROIS GRANDS ENJEUX POUR L’AVENIR

  • Favoriser le développement artistique

La concurrence augmente pour les artistes renommés tandis que le « partage du risque pris sur la production d’artistes en développement est plus difficile avec les diffuseurs et les salles », ce risque étant d’autant plus grand  « en l’absence d’exclusivité ».

Le Cabinet IDATE propose une piste pour renforcer l’économie du développement : la mise en place « de partenariats efficaces entre groupes intégrés et producteurs indépendants »  avec un « partage des rôles entre production des artistes populaires / détection et développement des talents ».  Ces partenariats pourraient prendre deux formes : « des accords de coproduction » ou « la formalisation d’un droit de suite. »

  • (Re)Capter la valeur de la billetterie et des données

La billetterie revêt un triple enjeu pour les acteurs du secteur : un enjeu « financier (commission perçue par le distributeur de billetterie) » mais également de « maîtrise et d’optimisation de la commercialisation », et de  « connaissance de la base clients et d’exploitation des données».

Or, des opérateurs puissants se sont implantés dans la billetterie en ligne. De plus, pour les acteurs du secteur, la réussite d’une distribution directe de la billetterie est  « proportionnelle à la force de la marque et au niveau d’activité». Enfin, l’exploitation des données nécessite des moyens humains et informatiques importants.

  • Développer le rayonnement des artistes à l’international

Les acteurs du secteur bénéficient de certains atouts notables comme le « Réseau des centres culturels français » et le « soutien du Bureau Export ». Cependant, le développement de l’exportation se heurte à plusieurs difficultés : la complexité de capitaliser au-delà d’une tournée,  « un coût de revient élevé », et « la nécessité d’investir pour identifier les bons contacts à l’international et recruter un agent ».

Face à ce constat, le cabinet IDATE s’interroge sur la meilleure stratégie pour constituer des «  champions français de la production actifs au niveau européen ». Cette stratégie passe-t-elle par un soutien aux producteurs français qui produisent des artistes anglophones ?

Lors de la conférence organisée par le PRODISS, l’annonce de ces trois enjeux a permis d’ouvrir un débat entre professionnels du secteur : Gérard Pont (Président de C2G, co-fondateur de Morgane), Angelo Gopee (Directeur Général de Live Nation), Laurent Sabatier (Directeur d’Avec Plaisir), Frédéric Saint-Dizier (Directeur de Label LN Productions), François Delaunay (Co-directeur du Chabada Angers), Guy Marseguerra (Président du PRODISS).

*IDATE Consulting est l’une des trois branches d’IDATE DigiWorld, l’un des instituts européens de l’économie numérique les plus renommé, est spécialisé sur les marchés télécoms, Internet, médias et les territoires numériques. Depuis 1977, nos équipes proposent des missions de conseil, des services de veille des marchés et un programme de débats et de rencontres afin de décrypter les enjeux de l’économie numérique et d’éclairer les décisions stratégiques de nos clients. Nous sommes fiers de travailler chaque année avec plus de 400 décideurs publics et grandes entreprises qui renouvellent leur confiance dans nos services, au travers de nos trois lignes d’activités.

** Cette étude a été élaborée sur la base d’entretiens approfondis menés de janvier à avril 2015 avec de nombreux entrepreneurs représentatifs du secteur et de ses métiers.

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