Syndicat national du spectacle musical et de variété

Les nouveaux chiffres de la diffusion des spectacles

Le Centre national de la chanson des variétés et du jazz a publié en septembre la 13e édition des chiffres de la diffusion des spectacles de variétés et de musiques actuelles.

En effet, le spectacle vivant de variétés et de musiques actuelles avait démontré sa résilience en 2015 et 2016, le net rebond d’activité enregistré en 2017 confirme sa vitalité et la diversité de ses expressions.

Chiffres clés 2017

  • Plus de 4 000 déclarants
  • 65 420 représentations payantes +4%
  • 404 entrées par représentation en moyenne +5%
  • 26,4M d’entrées payantes +9%
  • 35€ de prix moyen du billet +5%
  • 930M€ de recettes de billetterie +15%

Avec 26,4 millions d’entrées payantes (28,7 millions en comptant les exonérées), les 65 420 représentations payantes déclarées au CNV ont généré 930 millions d’euros de recettes de billetterie en 2017.

L’accroissement de l’offre de représentations en France (+4%) a été alimentée à la fois par les festivals, la programmation saisonnière des salles et des événements isolés ; à la fois dans des lieux de petite, de moyenne et de grande jauge ; et dans l’ensemble des régions françaises, à quelques exceptions près. Dans l’ensemble de ces contextes de diffusion, cet accroissement de l’offre a rencontré un public plus nombreux.

Une part non négligeable de la hausse de la fréquentation totale et de la billetterie est toutefois imputable aux représentations présentées en 2017 dans des lieux de très grande jauge. Dans le cadre de festivals de grande envergure comme Les Eurockéennes de Belfort, Musilac à Aix-les-Bains ou la première édition française du Lollapalooza. Ou pour des concerts événements dans de très grandes enceintes polyvalente comme le Stade de France et l’U Arena (Paris La Défense Arena) inaugurée fin 2017 en Ile-de-France, le Stade Pierre Mauroy de Lille, l’Orange Vélodrome de Marseille, mais aussi de nouveaux lieux spécialisés comme La Seine Musicale. Ce sont les représentations de spectacles de très forte notoriété, et notamment de stars internationales, dans des lieux de grande et très grande jauges qui expliquent pour beaucoup la hausse du prix moyen du billet.

Malgré ces effets de structure (plus de représentations événementielles dans des lieux de grande jauge, apparition de nouveaux festivals et lieux de grande envergure) la concentration de la diffusion en nombre de représentations, en fréquentation et en billetterie ne s’accentue ni pour les 50 plus gros lieux, ni pour les 50 plus gros festivals, ni pour les 50 plus gros redevables, les poids observés en 2017 étant même inférieurs à ceux de 2012 (de 40 à 50% de la fréquentation, de 59 à 67% de la billetterie selon les années). La part des 50 plus gros spectacles peut quant à elle varier fortement d’une année sur l’autre en fonction des tournées et des concerts événements. Avec 56% de la billetterie et 34% de la fréquentation générées par les 50 plus gros spectacles, l’année 2017 présente une légère accentuation de la concentration uniquement sur la billetterie (toutefois inférieure à celle observée en 2014).

Du côté des esthétiques diffusées, le Rap, Hip Hop, Reggae, qui avait accusé un repli en 2016, présente la plus forte hausse en 2017 tant de la fréquentation que de la billetterie portée par les tournées de Soprano, IAM, Tal, Black M par exemple. Les Cabarets et revues en repli fin 2015 et en 2016 renouent avec la croissance. A l’exclusion des spectacles d’Humour et des Comédies musicales, qui affichent une baisse de fréquentation et de billetterie par rapport à 2017 et, dans une moindre mesure, les spectacles d’attractions visuelles (le succès des tournées 2016 n’ayant pas été égalé), l’ensemble des esthétiques de spectacles a connu une hausse de la fréquentation et de la billetterie en 2017. Pour illustrer quelques tournées phares en 2017 citons : M. Pokora pour la Chanson, Notre Dame de Paris pour les Comédies musicales, le Quartet de Michel Jonasz pour Jazz, Blues et musiques improvisées, Matmatah pour le Pop-Rock, Petit Biscuit pour les Musiques électroniques, I Muvrini pour les Musiques du monde, Laurent Gerra pour l’Humour, Messmer pour les attractions visuelles.

Ces chiffres portant sur l’activité de diffusion ne doivent pas occulter la fragilité économique des acteurs du spectacle vivant, dont la très grande majorité sont des TPE/PME, comme l’a montré la dernière Enquête Economique et Sociale du CNV. Dans ce contexte, tous les outils de soutien à la filière pour soutenir une activité qui rencontre l’adhésion d’un nombre croissant de spectateurs sont cruciaux, qu’il s’agisse des dispositifs d’aides existants, des mécanismes de crédit d’impôt ou du CNM.

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