L'entrevue #2

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On donne la parole à nos adhérents.
Ce mois-ci, découvrez le portrait de Maxime Demouveaux, co-gérant de Tu m'étonnes productions.

Il n’y a pas d’âge pour [être élu au PRODISS] et si je peux être une passerelle entre certaines générations de producteurs, promoteurs, organisateurs, alors j’aurai réussi une partie du pari.

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Votre parcours ?

Maxime Demouveaux, co-gérant de Tu m’étonnes productions, élu du Comité Diffuseur du PRODISS.
J’ai commencé il y a une quinzaine d’années par des concerts dans les bars lillois qui sont petit à petit devenus des concerts dans de « vraies » salles, plus ou moins grandes. Je suis passé par le management d’artistes, le booking aussi. Une licence événementielle en poche, j’ai créé une autoentreprise et ai commencé à travailler en régie générale d’événements et de concerts pour des prestataires techniques. En parallèle des programmations qui n’ont jamais cessé, j’ai rencontré mon futur associé avec qui j’ai commencé la programmation et l’accueil artistes pour des festivals.

Comment est né Tu m'étonnes productions ?

Tu m’étonnes productions est né du fait que l’autoentreprise ne suffisait plus pour développer notre activité et d’une grande envie de créer quelque chose en commun avec mon associé Adrien Gaillard. Nous avons d’abord réalisé des prestations de programmation, accueil artistique, technique pour des festivals. Ces festivals se sont développés et nous continuons de les accompagner aujourd’hui. Par ailleurs, les concerts à Lille ont aussi commencé à se multiplier. Tu m’étonnes productions est aujourd’hui une société de production de concerts, de spectacles et un promoteur local sur la région Hauts-de-France.

Le point commun entre ces 2 activités reste notre passion pour les artistes en développement. Nous venons de là, et c’est une chance de pouvoir accompagner leur ascension dans notre région ou de les voir se produire entre 2 têtes d’affiches de festivals quand ils ne le deviennent pas eux-mêmes ! Passion artistique qui n’entache absolument pas notre goût prononcé pour l’organisation rigoureuse de grands événements.

Vous vous êtes présenté, lors de l’assemblée générale du PRODISS, en tant que candidat libre pour rejoindre le Comité Diffuseurs. Pourquoi vous semblait-il important de vous présenter pour ce mandat ?

Adhérent au PRODISS depuis 2017, j’ai pu constater la valeur des efforts faits par notre syndicat ces dernières années. Aussi, la période de crise que nous venons de passer a prouvé à quel point il est déterminant d’être soudés, de parler d’une seule voix. Toute structure de production de spectacles souhaite pouvoir se reconnaitre dans l’équipe qui est en première ligne pour la défense de ses droits et des ses intérêts. Et cela a largement été le cas pour nous. Lors des réunions PRODISS durant la Covid-19, m’investir dans les débats m’a semblé naturel. Aujourd’hui, représenter une diversité de diffuseurs, tous à différents niveaux de développement mais tous complémentaires, est pour moi une chose essentielle.

Vous faites partie des « jeunes du métier » qui ont rejoint les élus PRODISS cette année, comment voyez-vous votre rôle d’élu à ce titre ? 

Justement, mon âge me bloquait lorsque l’idée de rejoindre une liste s’est présentée. Finalement, c’est plutôt l’occasion de montrer que l’on peut occuper un poste d’élus malgré tout. Il n’y a pas d’âge pour cela et si je peux être une passerelle entre certaines générations de producteurs/promoteurs/organisateurs, alors j’aurai réussi une partie du pari. Notre structure est déjà parfois ce pont entre différents producteurs, du fait de la variété d’envergure des concerts que nous organisons, et donc des interlocuteurs avec qui nous échangeons.

Pour le reste, je compte m’investir dans l’émergence du PRODISS en région, c’est un chantier qui a bien commencé. On parle encore là de pont/passerelle entre une profession et les structures publiques locales. Ces dernières sont demandeuses d’interlocuteurs pour représenter un syndicat aussi important et diversifié d’une profession dont ils ne maitrisent parfois pas tous les enjeux. La région Hauts-de-France ne manque pas de festivals, de salles et de diffuseurs, tous différents qui doivent s’unir pour livrer un message commun aux acteurs politiques et médias locaux. 

Si on se projette à la fin de votre mandat en 2024, quel projet/dossier souhaiteriez-vous voir aboutir au sein de votre comité et plus largement au sein du syndicat ? 

Il y a un sujet que j’aimerais voir exister plus concrètement : la transversalité. De par notre activité, je suis à même de comprendre les problématiques des Comités Diffuseurs et Festivals. Il existe aussi des producteurs de tournées qui produisent/programment des festivals, des exploitants de salles qui sont promoteurs locaux et d’autres combinaisons bien plus larges parfois. Chaque Comité a forcément des problématiques qui lui sont propres mais il faut bien reconnaitre que le 360 est plus qu’installé aujourd’hui dans nos activités, que l’on pense du bien ou pas de ce modèle. Il est clair que cette transversalité des réflexions est indispensable si l’on veut aborder d’un bon axe tous les nombreux sujets déterminants de notre écosystème.

 

Le PRODISS en trois mots ? 

HÉTÉROGÈNE – PRODUCTIF – FÉDÉRATEUR

 

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