Syndicat national du spectacle musical et de variété

La Générale : célébrer le spectacle vivant

Le 10 juillet dernier a eu lieu La Générale Avignon qui a permis de réunir un grand nombre de professionnels du spectacle vivant présents dans le cadre du Festival d’Avignon.

L’édition 2019 de La Générale, soirée co-organisée par le PRODISS, la Sacem, le CNV, Fédération Scènes, Afdas et Ovatio, s’est tenue le 10 juillet dernier à la Collection Lambert. La Lettre du Musicien était présente pour animer les différents temps forts et interviewer les professionnels présents lors de cet événement.

Les temps forts 

Au programme de cette 8ème édition :

  • Une rencontre avec les étudiants de UCLA venus discuter de leur expérience au Festival d’Avignon et de leur vision de la culture française ;
  • Un temps d’échange en présence de Cécile Denis (Afdas), Malika Séguineau (PRODISS) et Paul Rondin (Festival d’Avignon) autour de la place des femmes dans la culture. Découvrir le débat.
  • Et en conclusion, la soirée La Générale, animée par de nombreux artistes venus présenter des extraits de leurs spectacles en représentation à Avignon : Célestin, Laurent Madiot, Zoro Zora, Caroline Loeb, Les Désaxés, Souad Amidou, Madame Arthur…

Les interviews

Retrouvez les interviews enregistrées par la Lettre du Musicien :

Le Centre National de la Musique : la proposition de loi adoptée au Sénat

La nuit du 09 au 10 juillet 2019, la loi relative à la création du CNM a été adoptée à l’unanimité par le Sénat. Sur les 38 amendements déposés, 6 ont été votés.

Le PRODISS accueille favorablement l’adoption, par le Parlement, de la proposition de loi relative à la création du Centre national de la Musique (CNM) et formule le souhait que la réunion de la commission mixte paritaire en septembre soit conclusive pour l’adoption définitive du texte. Le PRODISS reste vigilant quant aux interrogations pesant sur le financement du futur établissement, ses modalités de gouvernance, et son fonctionnement à venir. Le syndicat participe activemement aux travaux menés dans le cadre de la préfiguration, sous la présidence de Catherine Ruggeri.
Retrouvez l’intervention en séance au Sénat de Jean-Raymond Hugonet, rapporteur de la proposition de loi tendant à créer un Centre national de la musique.

Lors de ce vote, les sénateurs ont apporté plusieurs modifications votées par amendements ayant pour effet de préciser que le Centre national de la musique :

- soutient « l’écriture, la composition, l’interprétation » et reconnaît « le rôle essentiel des auteurs, des compositeurs et des interprètes, sans lesquels aucune musique ne pourrait exister » ;
- a « pour mission le respect des droits humains et de protection et de promotion de la diversité des expressions culturelles »,
- intègre « une analyse de la ‘’data’’ » dans les fonctions dévolues à son observatoire de l’économie de la musique,
- soutient l’innovation en accompagnant en particulier la transformation numérique des entreprises « traditionnelles », notamment les TPE,
- assure une fonction d’ingénierie en formation professionnelle, s’appuyant sur une activité de prospective, d’innovation et de développement des compétences.

Le Centre National de la Musique devrait voir le jour en janvier 2020.

VIAGOGO : Interdit par Google Advertising

Le site de revente de billets de spectacles Viagogo n’apparaîtra plus en tête des résultats sur le moteur de recherche Google, et ce, dans le monde entier...

Viagogo, site de revente illicite de places de spectacles vient d’être épinglé par Google. Le 17 juillet, le moteur de recherche a annoncé que Viagogo ne sera plus référencé en premier lorsqu’un internaute recherche des billets de spectacles, et ce, dans le monde entier. Pour expliquer cette décision Google a déclaré : « Lorsque l’on utilise notre plateforme dans le but d’acheter des billets, nous voulons nous assurer de proposer une solution digne de confiance ». En France, depuis 2012, la loi interdit le second marché – la revente à grande échelle de billets – sans l’autorisation des organisateurs de l’événement. Mais, cette législation ne suffit pas à endiguer les ventes frauduleuses.

Les actions légales intentées à l’encontre de Viagogo s’accumulent

Le 4 juillet 2019, la Competition and Markets Authority (l’autorité de la concurrence britannique) a intenté une action en justice contre le site de revente de places de spectacles Viagogo, considérant que la plateforme « n’en fait pas suffisamment pour remanier la manière dont elle présente les informations sur son site Web afin de se conformer à la législation britannique sur la protection des consommateurs ».

En France, le PRODISS est en première ligne pour lutter contre le marché noir de revente de places de spectacles.  Fin janvier 2018, le syndicat a pris la décision de porter plainte contre la plateforme Viagogo aux côtés de plusieurs producteurs de spectacles (voir le communiqué de presse). Une décision qui avait été suivie par le lancement de la campagne #Fanpasgogo pour sensibiliser le grand public à la revente illicite de places de spectacles : https://fanpasgogo.fr/. Lors d’une interview, Malika Séguineau a déclaré : « L’annonce de Google quant à L’interdiction de Adwords par Viagogo est un geste fort, et s’inscrit dans l’action menée de longue date par le PRODISS contre la revente illicite de billets. Récemment, parmi nos actions, une plainte au pénal a été déposée par le PRODISS et des producteurs de spectacles, contre Viagogo, elle est en cours d’instruction. Au-delà de Viagogo, nous attendons désormais de Google que le contrôle des adwords s’étendent bien sûr à toute plateforme contrevenant à la loi de 2012 ».

9 autres billetteries en ligne épinglées pour mauvaises pratiques

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et des fraudes (DGCCRF) a réalisé une enquête dans le but de déceler des pratiques commerciales déloyales et des clauses abusives dans le secteur de la billetterie en ligne. À la suite de cette enquête, Viagogo et 9 autres plateformes présentaient des anomalies, ce qui a donné lieu à la rédaction de dix injonctions et deux procès-verbaux. Sans réaction de leur part, ces 10 plateformes seront passibles de poursuites judiciaires et risquent une amende pouvant aller jusqu’à 1,5 millions d’euros.

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