Syndicat national du spectacle musical et de variété

MIDEM ARTIST ACCELERATOR : Les candidatures sont ouvertes

Le Midem Artist Accelerator est un projet novateur visant à découvrir et à mettre en lumière des artistes émergents issus du monde entier, en les accompagnant dans leur développement de carrière à l’international.

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11 artistes sont sélectionnés, via dossier de candidature, par un Comité Artistique, composé d’acteurs majeurs de la communauté musique. Au Midem, les finalistes auront l’opportunité de jouer sur la scène principale de la plage et de bénéficier du savoir-faire international et pluridisciplinaire du Midem et de ses partenaires. Ils suivront un parcours professionnalisant sur-mesure comprenant une sélection de conférences, des ateliers pratiques, des sessions de coaching et de mentoring (échanges avec des experts métiers), des rendez-vous professionnels, des événements de networking, en plus d'un accès pour leurs équipes à l’ensemble du Midem. Ils feront également l’objet d'une promotion internationale, via les différents supports, plateformes et réseaux du Midem, en amont, pendant et après l’évènement. 

Parmi les finalistes des éditions précédentes: Agar Agar (France), Client Liaison (Australie), La Dame Blanche (Cuba), Bez (Nigeria), Haute (France), AKA (Afrique du Sud), Hyphen Hyphen (France), Kiddy Smile (France), Flo Morrissey (UK), Clubcheval (France), Alo Wala (Danemark), Ghetts (UK), Malky (Germany), Synapson (France), Far From Alaska (Brésil), Iris Gold (Danemark), Adian Coker (UK), M.anifest (Ghana), Be Charlotte (Ecosse), etc.

Managers, agents, éditeur, labels ont jusqu’au 25 Janvier 2019 pour déposer leurs dossiers sur midem.com.

Plus d’info:  http://bit.ly/2RAkajl

2018 ANNEE DE L’IMPASSE CULTURE ?

LE PRODISS INQUIET DE L’AVENIR DE SES RELATIONS AVEC LES POUVOIRS PUBLICS

A l’issue d’une année 2018 riche en mauvaises nouvelles, le PRODISS s’inquiète particulièrement quant à l’avenir de ses relations avec les pouvoirs publics. A trois reprises, des décisions gouvernementales sont venues bouleverser les grands équilibres qui font la viabilité et la vitalité du spectacle musical et de variété en France. A trois reprises, ces décisions ont été prises sans aucune concertation, la filière étant mise devant le fait accompli.

 

Premièrement, le Projet de Loi de Finances voté ce jour à l’Assemblée nationale décide de l’exclusion des spectacles d’humour et des comédies musicales du crédit d’impôt spectacle vivant musical ou de variétés (CISV). Pourquoi ? Le Gouvernement semble bien en peine d’avancer des arguments financiers puisque pour 1 euro dépensé, il en récupère 2,4 sous forme d’impôts et de cotisations. Hors de toute logique économique et culturelle, le Gouvernement semble s’être arrogé le droit de considérer qu’un spectacle d’humour n’était pas de la culture. Ce faisant, il refuse de voir le talent et la verve de ces nouveaux humoristes qui parviennent à faire venir dans les salles un public jeune et familial. Il refuse d’entendre que, grâce à ces artistes, des millions de Français, dans tous les territoires, peuvent rire et oublier leurs soucis. Cohérent dans l’incohérence, il refuse de dire au nom de quelle conception de la politique, il exclut unilatéralement ces spectacles.

Deuxièmement, en mai 2018, une instruction ministérielle a demandé aux préfets de refacturer les frais de police et de gendarmerie liés aux événements culturels à leurs organisateurs, sans aucune considération pour l’augmentation démesurée que cela pouvait représenter pour ces derniers. Le PRODISS a déposé un recours contentieux demandant l’annulation de la circulaire Colomb.

Troisièmement, en octobre 2018, un décret est venu imposer aux salles de concerts et aux festivals une nouvelle réglementation des volumes sonores qui s’avère techniquement impossible et financièrement impraticable, sans voir qu’elle aurait pour effet d’empêcher l’expression même de certaines esthétiques.

Ces trois décisions plongent notre secteur dans la plus profonde incertitude et crise de confiance : que faut-il attendre pour la suite ? Potentiellement tout et n’importe quoi, puisque le Gouvernement semble avoir pris l’habitude de ne pas consulter le secteur.

L’inquiétude est d’autant plus grande que l’ambition attendue autour du Centre National de la Musique est absente : aucun budget prévu pour l’amorçage du CNM dans le PLF 2019, aucune mesure permettant d’abonder le futur établissement de financements extra-sectoriels, et un rapport final des députés Cariou et Bois, que le gouvernement tarde à rendre public.

Nos entrepreneurs de spectacles, acteurs essentiels de la vie culturelle de notre pays prennent acte des décisions et orientations actuelles du Gouvernement. Nous continuerons à œuvrer pour que la politique culturelle de ce pays soit une ambition véritable, et non une variable d’ajustement. Nous continuerons à entretenir le dialogue de confiance avec les sénateurs et députés qui se sont mobilisés notamment lors du PLF 2019 au soutien du crédit d’impôt. Nous continuerons à travailler étroitement avec la représentation nationale pour trouver des solutions viables et pérennes, en espérant que le Gouvernement saura entendre notre voix et la leur.

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CISV - Restriction du dispositif à partir du 1er janvier 2019

CISV - Restriction du dispositif à partir du 1er janvier 2019

Les débats parlementaires au sujet du projet de loi de finances pour 2019, qui sera définitivement voté demain, ont abouti sur demande du gouvernement à une modification défavorable du crédit d’impôt spectacle.

Les nouvelles dispositions s’appliqueront aux demandes d’agréments provisoires déposées à partir du 1er janvier 2019. Le texte sera principalement modifié sur les points suivants :

  • Les spectacles d’humour ne seraient plus éligibles.
  • Le critère de développement actuel (les 12 000 entrées payantes par artiste) serait supprimé et remplacé par deux critères cumulatifs sur le spectacle, qui devra :
  • Comprendre au minimum quatre représentations dans au moins trois lieux différents ;
  • Et ne pas être présenté dans un lieu dont la jauge serait supérieure à un nombre de personnes défini par décret par catégorie de spectacle.

Si vos futurs projets sont impactés par ces modifications, nous vous conseillons de déposer vos demandes d’agréments provisoires au plus vite afin que la date de leur réception par le ministre de la culture soit antérieure au 1er janvier 2019 et que, ainsi, vous bénéficiez des dispositions actuellement en vigueur.

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